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Santana Row est la preuve que les États-Unis copient mieux l’Europe que l’inverse.

Devrions-nous nous étonner que les États-Unis arrivent à être plus européens que les Européens ?

Vous savez comment c’est lorsque l’on voyage. Il faut bien séjourner quelque part. Et puisque le but de ma visite dans la Silicon Valley est de coller le plus possible à la vie des locaux, il m’a semblé logique de choisir mon hébergement en fonction de ce paramètre. Tout le quartier est très « affaires », alors quoi de mieux que d’engager un professionnel des voyages d’affaires pour me trouver un logement.

Cette mission hautement prestigieuse – me trouver un logement très « Silicon Valley » – est revenue à une superpro, Vendela Ragnarsson. Au travers d’une brochure PDF très professionnelle de vingt pages, elle m’explique que je vais séjourner à Santana Row, à San José.

Je savais déjà que San José était considérée comme le cœur de la Silicon Valley. Alors, fort de cette connaissance et de la confiance que j’accorde à Vendela, j’ai décidé que ce serait Santana Row.

Mais que trouve-t-on à Santana Row ? À en croire ce site Internet qui sait tout ce qu’il y a à savoir sur le monde entier, c’est un « centre commercial à ciel ouvert » situé à San José, en Californie. Santana Row compte aussi 834 logements, et plus de 1 000 habitants. Les bars et restaurants du « Row » ferment plusieurs heures plus tôt qu’ailleurs du fait de la proximité desdits logements.

Merci, Vendela !

Mais Santana Row n’est pas seulement une sorte de centre commercial qui regorge de boutiques, et une vie nocturne pas si nocturne que ça. C’est aussi une « fusion unique, nord-californienne, de design, de culture et de disponibilité, qui recrée l’atmosphère des Champs-Élysées, par son architecture néo-méditerranéenne, typique de la Silicon Valley. » C’est clair, non ?

Bon, et sinon, ça ressemble à quoi, Santana Row ? Imaginez quelqu’un qui n’aurait jamais visité l’Europe mais se serait repu de comédies romantiques dans lesquelles un artiste américain à succès prend une année sabbatique ou deux à Barcelone ou à Paris pour se retrouver et retrouver l’amour de sa vie, se verrait donner carte blanche – et un budget colossal – pour construire son petit centre européen dans l’une des plus grandes villes de Californie, et les plus riches. Voilà. Ça vous donne une idée. Tout est propret, joli et bien ordonné, quoique légèrement artificiel. Mais le fait est qu’après quelques heures dans le Row, vous vous imprégnez de son ambiance, et soudain, alors que vous vous y attendez le moins, cette version américaine de l’Europe vous semble tout-à-fait crédible. Infiniment plus crédible que lorsque nous nous efforçons d’imiter les États-Unis.

À voir :
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